Les vétérinaires e-santé

E-santé animale : les avancées technologiques au service des pratiques vétérinaires

Déjà présentes dans le secteur des animaux de rente, les nouvelles technologies se mettent au service de nos compagnons à quatre pattes. Les solutions e-santé comme le diagnostic à distance, la numérisation de données et la gestion d’objets connectés font partie de cet univers en pleine évolution. Realease Capital fait le point sur ces nouveaux outils qui transforment le quotidien du vétérinaire.

A l'instar de la santé humaine, les soins vétérinaires évoluent. Les avancées technologiques ne se limitent plus aux besoins de l'homme et s'étendent aux animaux perçus depuis la loi de 2015, comme des êtres vivants doués de sensibilité. Un nouveau rapport à l'animal qui exhorte les vétérinaires à être plus attentifs à la gestion de la douleur et au suivi post-opératoire. Dans ce cadre, les nouvelles technologies en matière de santé animale apportent un diagnostic précis et rapide pour la plus grande satisfaction des propriétaires. En France, près d'un foyer sur deux possède un animal de compagnie, selon la dernière enquête FACCO/TNS SOFRES, publiée au printemps 2015.

opération vétérinaire

En effet, l'apparition de matériels (IRM, scanner, échographe...) dans les cliniques vétérinaires a considérablement élevé le niveau de prise en charge. Pour Annick Valentin-Smith, vétérinaire et titulaire d'un MBA, la radiographie digitale fait partie des technologies numériques qui ont changé le quotidien des praticiens. « Dans le cadre d'une visite à l'extérieur, le vétérinaire venait avec ses cadres radio et il devait ensuite les amener à la clinique et faire le développement. C'était long et compliqué. Maintenant, on a des appareils qui digitalisent l'image. On prend la radio et on a immédiatement le résultat. » Même avancée du côté des examens sanguins qui se font désormais sur place ainsi que sur les données et historiques de l'animal accessibles sur smartphone. «C'est un gain de temps considérable », précise la vétérinaire qui a animé la session « e-santé animale » pour la deuxième année consécutive à l'université d'été de la e-santé de Castres en juillet 2017.

E-santé animale : une technologie numérique  toujours plus performante

Même si l’accroissement des offres sur ces appareils ont rendu ces technologies plus accessibles, certains vétérinaires, surtout ruraux, s'associent pour partager le prix de l'installation, mutualiser les frais de matériel et créer des réseaux de compétence pour répondre aux attentes des propriétaires et être plus compétitifs. « Parmi les 58 % de structures (vétérinaires) qui n’ont qu’un seul associé, un tiers n’emploient aucun salarié. Or c’est l’offre qui stimule la demande. Avec de si petites structures, elle est fragmentée, c’est un frein au développement. Nous ne répondons plus vraiment au désir de la clientèle qui souhaite un accès à des consultations spécialisées, avec des plateaux techniques performants, disponibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre, un service rapide, sans attente, et du personnel en conséquence », expliquait déjà en 2009 Bruno Duhautois, auteur de « L'entreprise vétérinaire réinventée du cabinet au réseau », au congrès de l’Association française des vétérinaires cavaliers (AFVAC) à Lille.

Université d'été e-santé

En 2017 , les vétérinaires qui veulent s'équiper ont  le choix. Ils peuvent se tourner vers ces regroupements mais aussi opter pour la location financière évolutive, proposée par Realease Capital, qui se présente comme une solution d’usage pur, sans option d’achat, tout en offrant la possibilité de renouveler le matériel au fur à mesure du contrat et d’ajuster les budgets de location en fonction de ses besoins. Une option particulièrement adaptée aux matériels à forte accélération d’obsolescence comme le matériel vétérinaire qui bénéficie d'avancées croissantes. « Les progrès technologiques suivent à peu près la loi de Moore. Nos savoirs sont multipliés par 2 tous les ans », souligne Denis Avignon, président du projet Vetfuturs, initié par le syndicat national des Vétérinaires d'exercice libéral et le conseil de l'Ordre, et qui vise à préparer le futur de la profession à la lumière des changements humains, sociaux, économiques, techniques et scientifiques.

En effet, dans ce domaine, les solutions numériques se sont multipliées : l'échographe sur Ipad, qui permet au vétérinaire de réaliser son examen et, en cas de doute, de le partager en temps réel avec un confrère, l' interprétation à distance d'un électrocardiogramme (ECG) et d'un holter (dispositif portable permettant l'enregistrement en continu de l’ECG) sont désormais disponibles. La chirurgie n’est pas en reste. La société Skwazel propose une surveillance à distance des fonctions vitales lors du retour à domicile de l’animal dans le cadre d'un suivi post-opératoire.

E-santé animale : des objets médicaux connectés

Vétérinaire du futur

Ce type de dispositifs restent encore anecdotiques comparativement au développement des objets connectés pour les animaux. « Leur impact reste faible mais cela risque de changer dès lors qu'ils vont avoir une valeur médicale », prédit Denis Avignon. Plusieurs start-up se sont lancées sur ce marché et proposent des colliers GPS pour localiser les animaux ou encore des trackers d'activités connectés. Des gadgets destinés aux loisirs des propriétaires qui pourraient devenir dans un futur proche des véritables dispositifs numériques de santé, capables de donner des informations fiables sur la mobilité du chien, de dépister si un animal a du mal à se déplacer, etc...

Néanmoins, face à ces nouveaux objets connectés, les vétérinaires doivent se montrer vigilants. Selon le président de VetFuturs, il ne faut pas qu'ils soient désintermédiés dans ces flux de données : « il est nécessaire que ces chiffres médicaux soient analysés et contrôlés par un professionnel qui a une éthique, une déontologie et un savoir. Le danger étant que le propriétaire de l'animal qui dispose de ces données les confie à une plateforme qui pourrait les interpréter à la place du vétérinaire ». Autre défi, la labellisation des objets connectés qui permettra d’aider les consommateurs à faire la différence dans un marché qui s'annonce riche en offres.

 

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