location de matériel médical

Top 3 des idées reçues sur la location de matériel médical

La location de matériel touche aussi le secteur médical, où de nombreux professionnels ont déjà recours au leasing et à la location financière évolutive. Realease Capital revient sur les principales idées reçues qui collent encore à cette solution de financement… à tort. 

Du petit cabinet dentaire installé en zone périurbaine, aux plus importants centres hospitaliers des grandes villes, les solutions de leasing et de location financière évolutive sont de plus en plus plébiscitées par les professionnels de santé et les administrations gestionnaires.

Les raisons de cet essor sont multiples. Y figurent en premier lieu les restrictions budgétaires, combinées à l’accélération de l’innovation technologique. Deux phénomènes qui poussent les professionnels à recourir à la location de leur matériel médical, notamment dans le cas d’appareils (très) coûteux.

Pourtant, certaines critiques et idées reçues persistent quant aux supposés désavantages de la location financière évolutive et du leasing. Quelles sont-elles et sont-elles réellement justifiées ?

1. Sur le long terme, la location de matériel médical coûterait plus cher que l’achat. → Faux.

Dans le médical, comme pour l’ensemble des secteurs auxquels ils s’adressent, le leasing et la location financière évolutive permettent d’abord le « roulement », soit le remplacement régulier des matériels. Médecins généralistes, chirurgiens, dentistes ou encore infirmiers libéraux ont un besoin impérieux de rester à la page en matière d’innovation, d’où le besoin de s’équiper en matériel de pointe. Ce sont l’efficacité de leurs opérations et leur propre confort qui en dépendent.

Toutefois, il ne faudrait pas exagérer le caractère obsolescent des matériels médicaux. « L’obsolescence touche aussi les matériels que nous utilisons, concède François A., dentiste dans le Sud-Est de la France. Mais les cycles de renouvellement du matériel sont sans doute plus espacés que dans d’autres domaines, comme par exemple l’informatique. » 

l'Obsolescence médical
Légende : L’obsolescence des matériels est peut-être moins rapidement préjudiciable chez les professionnels de santé, mais elle existe.

Si ce professionnel a opté, depuis le début de sa carrière, pour du leasing, c’est avant tout car « sans ça, [il] n’aurai[t] pas accès à des appareils de ce niveau de performance et de technologie ». Du laser au scanner de radiologie, en passant par les microscopes et les loupes opératoires, l’écrasante majorité de ses outils de travail ne lui appartiennent pas.

Comme l’ensemble des professionnels consultés, François est arrivé au constat que cette solution ne coûtait pas plus cher que l’achat du matériel. « D’autant que les loueurs arrivent à estimer le nombre de prestations nécessaires pour compenser l’investissement », détaille-t-il. Le cliché consistant à définir la location de matériel médical comme une solution coûteuse sur le long terme a la peau dure. Mais il s’effrite un peu plus face aux compensations fiscales offertes aux sociétés, comme les SELARL ou SELAS, équivalents des SAS et SARL pour les professions libérales. Dans ces cas-là, les intérêts d’emprunt, principale surcharge de l’investissement en matériel, sont déduits des revenus annuels.

 

2. La location de matériel médical bénéficierait exclusivement qu’aux grosses entreprises et institutions → Faux.

Pour les raisons précédemment évoquées (budgets raccourcis, accélération technologique…), les acteurs médicaux sont de plus en plus nombreux à recourir à des solutions de leasing et de location financière évolutive pour se fournir en matériels. Nombreux, et variés aussi, puisque le phénomène touche, depuis des années, les hôpitaux, cliniques et autres centres de soin d’envergure.

La location du matériel concerne même les particuliers, même si, dans de nombreux cas, les conditions d’hygiène freinent son essor. Cette étude réalisée par l’INSEE sur la percée de la location dans tous les secteurs d’activité (à lire ici) est là pour témoigner : « Avec le vieillissement de la population, de plus en plus de particuliers louent du matériel médical ou paramédical (fauteuils, appareils respiratoires, etc.), dont le réglage et l’entretien nécessitent des qualifications adaptées. »

L’élargissement du spectre des clients de la location de matériel médical pourrait laisser penser que les loueurs auraient intérêt à gagner des clients ayant une grosse demande de matériels. Mais, à la différence de la location financière évolutive d’un parc informatique, la location de matériels médicaux est effectuée, en général, produit par produit, marque par marque.

De même, la crainte que l’entrée sur le marché du location financière et du leasing des « gros » rendent les conditions d’accès plus complexes pour les « petits » est balayée par François A. : « Les loueurs ne nous exigent pas de garanties concernant l’endettement de l’entreprise, ni ses résultats, comme ça peut être le cas avec les banques. Dans mon cas, la location se négocie directement avec la marque pourvoyeuse du matériel. »

Besoins des professionnels du médical

Légende : Pour le locataire, il s’agira d’étudier avec précision ses besoins et de les exposer, tant auprès du loueur que de l’assureur.

 

3. La location de matériel médical ne permettrait pas forcément de démocratiser les innovations de l’e-santé → Faux, en particulier dans le cas de la location financière évolutive.

Jusqu’ici, nous avons vu que la solution de leasing ou crédit-bail, incluant une option d’achat en fin de contrat, séduit les professionnels médicaux. Mais, dans le cas d’objets technologiques nouveaux, la location financière évolutive, permettant un renouvellement du matériel médical en cours de contrat à un rythme défini par les deux parties, s’avère particulièrement adaptée pour suivre les dernières évolutions de l’e-santé.

Le bureau du professionnel de santé

Légende : Le bureau du professionnel de santé évolue au rythme des innovations en matière d’e-santé

Ici, ce n’est pas forcément le prix du matériel qui invite à opter pour la location, mais bien la cadence de l’innovation. Un hôpital n’aura peut-être pas grande peine à financer l’achat d’une centaine de brassards connectés. Mais la perspective de bénéficier de matériels et de services technologiques encore plus développés, quelques mois plus tard, peut inviter l’administration ou l’entreprise à envisager un contrat de location financière évolutive.

Applications, objets connectés de petite taille et relativement bon marché… Il est vrai que la plupart des avancées liées à l’e-santé restent accessibles, y compris pour les particuliers. Mais cet article publié sur FrenchWeb (« Le magazine de l’innovation »), nous indique qu’en 2016, « 59 % des Français jugent les objets connectés de santé trop coûteux ». Une situation qui plaide en faveur de solutions de financement alternatives, comme la location financière évolutive, particulièrement adaptée à ce type de matériel à forte obsolescence embarquée.

 

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