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Smartphones : la nouvelle frontière de la cybercriminalité

Alors que les smartphones deviennent les premières cibles de la cybercriminalité, les entreprises se retrouvent confrontées à une explosion des attaques et à une sophistication inédite des menaces. Face à des flottes vieillissantes et à des contraintes budgétaires fortes, les TPE-PME comme les grands groupes peinent à maintenir un niveau de protection à la hauteur des risques. La location financière offre désormais une réponse stratégique, en permettant de moderniser en continu les smartphones tout en maîtrisant les coûts et en renforçant la sécurité.

Les smartphones ont quitté depuis longtemps le statut de gadgets personnels. Ils sont aujourd’hui au cœur de l’activité professionnelle, véritables terminaux informatiques qui concentrent messageries internes, accès VPN, données bancaires, informations sensibles et authentifications à double facteur. En d’autres termes : ils sont devenus la porte d’entrée la plus directe vers l’organisation. L’ANSSI le répète dans son rapport paru fin 2025 : le téléphone mobile constitue désormais l’un des maillons les plus exposés des entreprises. Et à mesure que la menace s’étend, la frontière entre sécurité numérique et gestion opérationnelle se brouille. Pour les TPE-PME comme pour les grands groupes, sécuriser les terminaux mobiles n’est plus une option, mais une condition de survie économique.

Dans ce paysage mouvant, une réalité s’impose : les modèles d’achat traditionnels ne permettent plus de suivre la vitesse d’évolution de la menace. Il faut renouveler plus vite, intégrer plus d’outils, administrer plus finement, anticiper plus tôt. La sécurité mobile n’est plus un investissement ponctuel mais un processus continu. C’est en ce point précis que la location financière devient un levier majeur, en permettant aux entreprises de rester à jour tout en maîtrisant leurs coûts.

1-Un éventail de menaces en constante mutation

L’ANSSI répertorie une diversité croissante de vecteurs d’attaque. Les technologies sans fil comme le Wi-Fi, le Bluetooth ou le NFC peuvent être exploitées lors d’une connexion à un réseau public. Les systèmes d’exploitation présentent régulièrement des failles qui deviennent autant de points d’entrée potentiels. Les cartes SIM elles-mêmes peuvent être détournées, parfois via des stratégies d’usurpation d’identité auprès de l’opérateur. Certains terminaux sont compromis bien avant leur utilisation, directement dans la chaîne de fabrication, comme l’a montré la présence du malware Triada sur des smartphones contrefaits.

Ces attaques ne se limitent plus aux personnalités publiques ou aux cadres stratégiques. Les cybercriminels exploitent désormais toute faille accessible, et le smartphone d’un salarié en télétravail peut suffire à ouvrir un accès à l’ensemble du système d’information de l’entreprise. Certains malwares bancaires interceptent les identifiants professionnels et les messages privés. Des chevaux de Troie permettent la prise de contrôle à distance. D’autres détournent les codes d’authentification à deux facteurs pour pénétrer ensuite les infrastructures internes, à l’image du groupe Scattered Spider.

Dans ce nouvel écosystème, un téléphone mobile insuffisamment protégé devient le point d’impact idéal : discret, personnel, omniprésent et donc beaucoup plus difficile à surveiller qu’un poste de travail classique.

2-Les TPE-PME : cibles idéales malgré elles

Les grandes organisations peuvent s’appuyer sur des équipes dédiées à la sécurité informatique. Mais la majorité du tissu économique français n’a ni les moyens humains ni les moyens financiers pour déployer des stratégies de protection aussi structurées. Les flottes mobiles des TPE-PME sont souvent hétérogènes, composées d’appareils de générations variées, parfois anciens et régulièrement non mis à jour. Beaucoup d’utilisateurs comptent par défaut sur la robustesse du téléphone lui-même, alors même que les protections intégrées ne suffisent pas à contrer des attaques de plus en plus sophistiquées.

Cette vulnérabilité structurelle fait des petites entreprises des cibles privilégiées. Elles peuvent être attaquées pour leurs propres données, ou servir de tremplin pour atteindre celles de leurs clients ou de leurs partenaires. Une intrusion réussie peut entraîner des pertes d’exploitation, des frais de remédiation importants, une atteinte à l’image et, surtout, un risque juridique direct pour les dirigeants en cas de violation de données.

Dans ce contexte, le smartphone professionnel n’est plus un outil de travail secondaire. Il est devenu un enjeu central de résilience, et un point de vulnérabilité critique s’il n’est pas géré de manière proactive.

3-La location financière : un changement de paradigme dans la sécurité mobile

Les cycles de renouvellement classiques, souvent espacés de cinq ou six ans, sont aujourd’hui incompatibles avec le rythme d’évolution de la cybermenace. Un téléphone trop ancien cesse de recevoir des mises à jour, accumule les failles et devient un maillon faible qui fragilise toute l’entreprise. Lalocation financière proposée par Realease capital offre une réponse structurante en permettant d’adopter un modèle agile et continu.

Elle facilite d’abord le renouvellement fréquent des appareils. En optant pour des cycles de vingt-quatre à trente-six mois, les entreprises disposent en permanence de terminaux récents, mieux protégés et compatibles avec les dernières versions des systèmes d’exploitation. Cette modernisation régulière réduit mécaniquement la surface d’attaque et empêche les failles liées à l’obsolescence technologique.

Elle apporte également une visibilité budgétaire. Les dépenses autrefois concentrées dans un achat massif sont remplacées par des mensualités prévisibles, permettant d’intégrer des appareils haut de gamme et des solutions de cybersécurité avancée sans pression sur la trésorerie. Pour les TPE-PME, cette transformation est déterminante : elle démocratise l’accès à un niveau de protection auparavant réservé aux grandes structures.

La location financière facilite aussi la gestion opérationnelle des smartphones. L’intégration de solutions de MDM devient simple et systématique, offrant un contrôle centralisé : mise à jour à distance, effacement sécurisé en cas de vol, verrouillage du terminal, gestion des droits d’accès ou restriction des applications non sûres. En uniformisant les usages, elle limite les risques liés aux pratiques individuelles et réduit considérablement l’impact de l’erreur humaine.

Enfin, elle sécurise la fin de vie des appareils. Les téléphones sont effacés selon des protocoles certifiés, puis reconditionnés ou recyclés dans des filières contrôlées. Ce moment particulièrement sensible, souvent sous-estimé lors d’un achat classique, est parfaitement maîtrisé.

4-Un rempart indispensable face à une menace appelée à croître

Rien n’indique que les attaques mobiles ralentiront. Les logiciels espions deviennent plus accessibles, les tactiques d’ingénierie sociale plus crédibles, et la capacité des cybercriminels à exploiter la chaîne d’approvisionnement ne cesse de s’affiner. Les smartphones servent désormais de tremplin pour infiltrer les systèmes informatiques complets. Dans un tel environnement, laisser vieillir son parc revient à accepter une fragilité permanente.

La location financière offre aux entreprises un moyen d’anticiper plutôt que de réagir. Elle transforme la sécurité mobile en un processus maîtrisé, articulé sur le renouvellement régulier, la standardisation des équipements, l’intégration fluide des solutions de protection et la traçabilité sur tout le cycle de vie.

ENCADRÉ – Une menace en chiffres : l’explosion des attaques mobiles

Entre 2023 et 2025, lacybercriminalité visant les smartphones a connu une progression vertigineuse. En 2023, près de trente-quatre millions d’attaques mobiles ont été recensées dans le monde, dont plus de trois cent mille en France. L’année suivante a confirmé cette tendance, avec une hausse de plus de cinquante pour cent. L’accélération se poursuit en 2025 : au premier trimestre, cent quatre-vingt mille nouveaux malwares mobiles ont été identifiés, touchant plus de douze millions d’utilisateurs. L’été 2025 a marqué un tournant avec la compromission de 6,4 millions de comptes clients chez Bouygues Telecom. Cybermalveillance.gouv.fr rappelle par ailleurs que quatre-vingt-dix pour cent des cyberattaques trouvent leur origine dans une erreur humaine. Ces données convergent vers un même constat : les smartphones sont désormais l’un des vecteurs les plus rentables et accessibles pour les cybercriminels.

Pour en savoir plus :
Realease capital
ANSSI

Pour aller plus loin :
Cybersécurité : les mesures à prendre face à l’augmentation du niveau de menace
Entreprises, banques, hôpitaux : cibles privilégiées des pirates informatiques

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