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Adopté en commission mixte paritaire le 20 janvier 2026, le projet de loi de simplification de la vie économique promet de réduire les lourdeurs administratives, de sécuriser les petites entreprises et d’accélérer les projets industriels. Derrière l’affichage politique, le texte redéfinit aussi la manière d’investir, dans un contexte où la location financière devient un outil clé de flexibilité et de sécurisation économique.
1. Moins de paperasse, plus de sécurité : la promesse faite aux TPE-PME

Le cœur du projet de loi repose sur une idée simple : le poids administratif pénalise d’abord les plus petites entreprises. Là où les grands groupes disposent de services juridiques et financiers structurés, les TPE et PME absorbent directement le coût des formulaires, des délais et de l’incertitude réglementaire.
Le texte prévoit ainsi une série de mesures concrètes pour simplifier la relation entre entreprises et administrations. Parmi elles : la suppression de démarches redondantes, l’allègement de formulaires Cerfa, la montée en puissance des téléservices avec des formulaires pré-remplis, et le renforcement du principe du « Dites-le nous une fois ». L’objectif est de réduire les ressaisies multiples d’informations déjà détenues par l’administration.
Autre changement structurant : la généralisation de la médiation dans les litiges entre entreprises et administrations. Dans plusieurs domaines définis par décret, l’administration devra proposer un médiateur, et l’ouverture de cette médiation suspendra les délais de recours contentieux. Une façon d’éviter que des différends techniques ne se transforment en procédures longues, coûteuses et paralysantes pour les entreprises.
Le projet de loi introduit également un “test PME”, destiné à évaluer systématiquement l’impact des futurs textes sur les petites entreprises. Confié au Comité interministériel de la transformation publique, ce test vise à éviter que de nouvelles normes ne recréent, à terme, les complexités que la loi entend justement supprimer.
Dans ce contexte plus lisible et plus sécurisé, les entreprises sont encouragées à investir. Mais encore faut-il disposer de leviers financiers compatibles avec cette logique de prudence et d’agilité.
2. Investir sans s’exposer : pourquoi la location financière prend une nouvelle dimension

La simplification administrative ne signifie pas la disparition de l’incertitude. Le débat parlementaire autour des ZFE, du zéro artificialisation nette ou des projets d’infrastructures l’a montré : les règles peuvent évoluer rapidement, sous l’effet de compromis politiques ou de contentieux.
C’est précisément dans cet environnement que la location financière proposée par la société Realease capital trouve tout son sens. En permettant aux entreprises de financer leurs équipements sans immobiliser immédiatement de lourds capitaux, elle préserve la trésorerie et la capacité d’adaptation. Pour une TPE ou une PME, éviter un investissement massif en fonds propres peut faire la différence entre croissance maîtrisée et fragilité financière.
La location financière répond aussi à un besoin de souplesse face aux normes. Qu’il s’agisse d’équipements industriels, de solutions numériques ou d’infrastructures énergétiques, les exigences réglementaires évoluent vite. Louer plutôt qu’acheter permet de renouveler plus facilement un parc de machines ou de systèmes informatiques devenus obsolètes, énergivores ou non conformes à de nouvelles règles.
Dans le champ du numérique, cette logique est particulièrement visible. Les entreprises doivent investir dans des équipements IT performants, sécurisés, parfois soumis à des obligations accrues en matière de données ou de cybersécurité. La location financière permet d’intégrer ces équipements dans une trajectoire évolutive, sans figer l’entreprise dans des choix techniques de long terme.
Enfin, la location financière réduit le risque comptable et juridique. Dans un cadre où certaines obligations pénales sont supprimées mais où les responsabilités restent fortes, limiter l’exposition à long terme sur des actifs sensibles devient un choix stratégique. La simplification administrative ne supprime pas la responsabilité : elle en change simplement les contours.
3. Industrie, infrastructures, data centers : accélérer les projets sans bloquer le financement

Le troisième pilier du projet de loi concerne l’accélération des projets industriels et d’infrastructures, jugés stratégiques pour la souveraineté économique ou la transition écologique. Le texte étend notamment la qualification de projet d’intérêt national majeur (PINM) à de nouvelles catégories de projets : usines, infrastructures de transport, installations énergétiques ou data centers de grande dimension.
Cette qualification permet d’accélérer les procédures d’urbanisme, de faciliter les raccordements électriques et de reconnaître plus tôt la raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM). Autrement dit, l’État assume un raccourci administratif pour certains projets jugés prioritaires.
Mais cette accélération administrative pose une question centrale : comment financer rapidement des projets lourds, dans un cadre encore mouvant ? Là encore, la location financière apparaît comme un outil de synchronisation entre calendrier administratif et réalité économique. Elle permet d’engager des investissements en phase avec des procédures accélérées, sans attendre la mobilisation complète de financements en fonds propres ou de montages bancaires longs à sécuriser.
Pour les data centers, par exemple, la possibilité d’étaler l’investissement tout en intégrant des exigences de performance énergétique ou de sécurité devient déterminante. Le fait que le mandat de la Commission nationale de l’informatique et des libertés intègre désormais explicitement les enjeux d’innovation souligne d’ailleurs cette tension permanente entre rapidité, conformité et adaptation technologique.
Dans ce contexte, la location financière accompagne non seulement l’investissement initial, mais aussi la capacité à faire évoluer un projet industriel ou numérique tout au long de son cycle de vie.
Le projet de loi de simplification de la vie économique ne se limite pas à une réduction de formulaires ou à la suppression de commissions. Il modifie en profondeur la manière dont les entreprises anticipent, sécurisent et financent leurs projets. Entre accélération administrative, normes évolutives et exigences de transition, les modèles rigides montrent leurs limites. La location financière s’impose alors comme un levier discret mais structurant : celui d’une économie plus agile, capable d’investir sans se figer.
Pour aller plus loin :
Le projet de loi de simplification de la vie économique
Pour en savoir plus :
Realease capital