Nettoyage industriel : le secteur innove et se digitalise

Nettoyage industriel : le secteur innove et se digitalise


iPad nettoyage industriel

Depuis quelques années, le secteur du nettoyage industriel s’ouvre aux innovations technologiques. Développement des robots autonomes, des logiciels métiers intégrés, des nouveaux outils de communication et de reporting ou de l’internet des objets, le monde de la propreté innove. Objectifs : réduire la pénibilité, gagner en qualité et répondre aux besoins toujours plus accrus de la clientèle. Interview de Realease Capital.

Face aux nouvelles attentes des clients, les professionnels du secteur développent des stratégies de spécialisations ou de diversifications de leurs prestations. Selon les chiffres de l’INSEE publiés en 2018, depuis 2005, le chiffre d’affaires du nettoyage spécialisé dans les bâtiments et du nettoyage industriel a augmenté plus vite que celui du nettoyage courant des bâtiments (+ 8,1 % contre + 5,3 %). Si peu d’équipements sont nécessaires pour effectuer les prestations courantes de nettoyage de bureaux ou d’immeubles. À l’inverse, le nettoyage spécialisé des bâtiments appelle des investissements croissants (+ 6 % en moyenne annuelle depuis 2005) pour répondre à la demande de plus en plus complexe de la clientèle : acquisition d’équipements automatiques dans les aéroports, utilisation de solutions techniques adaptées aux milieux sensibles (les établissements de soins (hôpitaux, cliniques, maisons de retraite, etc.)… Et l’arrivée de nouvelles technologies  dans ce secteur ne devrait pas inverser la tendance. Bien au contraire, cela devrait encore plus inciter les professionnels à investir dans ces nouveaux équipements. Selon la Fédération des entreprises de propreté (FEP), « le degré de maturité des tendances numériques dans le secteur de la propreté est dans l’ensemble relativement peu élevé par rapport à d’autres activités, mais certaines s’affirment de plus en plus (mobilité connectée, plateformes et logiciels, robotique). L’IoT et la data (…) peuvent être considérés comme ayant le plus fort potentiel disruptif pour les entreprises de propreté. Les plateformes de mise en relation désintermediée et la réalité virtuelle n’impacte pas réellement aujourd’hui le secteur mais pourrait émerger à moyens terme ».

Jean-Maxime Brodin, gérant de l’entreprise de propreté JBS explique que sa société est elle-même en train de réfléchir à l’acquisition d’un robot. Le salon Europrope qui s’est tenu à Paris du mardi 16 au jeudi 18 avril a permis aux acteurs de ce secteur  de découvrir les dernières nouveautés (machines, équipements, produits, systèmes…) notamment en matière de robotique et de digitalisation. Des innovations qui visent à réduire la consommation énergétique, que ce soit pour les matériels et machines (thermiques, électriques…) et à diminuer les coûts pour les clients des entreprises de propreté. Interview de Jean-Maxime Brodin par Realease Capital, société de location d’actifs technologiques.

 

Realease Capital : Depuis quand le secteur du nettoyage industriel est devenu un secteur innovant ?

iPad nettoyage industrielJean-Maxime Brodin :Ces cinq dernières années, il y a eu un fort développement des innovations dans notre secteur en raison de l’accessibilité des nouvelles technologies. Cela est perceptible dans tous les secteurs de la propreté (tertiaires, industrie, grandes surfaces). Aujourd’hui, nous avons à notre disposition des outils digitaux qui nous permettent de communiquer différemment, en interne et avec nos clients. Sur le terrain, les collaborateurs, munis de tablettes numériques, peuvent prendre des photos, écrire des notes et les ajouter à une plateforme accessible au client. Concernant la robotique, à savoir l’assistance de prestations par des robots qui exécutent des taches spécifiques (balayage, lavage des sols), cela est très récent. Cette technologie ne s’applique que sur des grandes surfaces comme des entrepôts et des lieux publics type aéroports.

 

Realease Capital : En quoi l’innovation dans ce secteur répond-il aux attentes des clients ?

Jean-Maxime Brodin : L’innovation s’inscrit dans une évolution de la demande des clients, qui sont particulièrement attentifs à la propreté de leurs locaux et de plus en plus exigeants en termes de reporting et de traçabilité. Aujourd’hui, la propreté apporte une réelle valeur ajoutée. On le voit dans l’hôtellerie avec des directeurs qui vérifient tous les matins les notes en propreté sur Tripadvisor. Les exigences sur la propreté dans ce secteur déteignent sur le reste des locaux, et notamment les lieux qui accueillent du public. Mais pas seulement. Dans le secteur de l’agroalimentaire, les attentes en matière de propreté évoluent et les industries veulent absolument sécuriser leur processus de nettoyage et s’assurer du nettoyage et de la désinfection des zones qui sont à traiter. Sans que la norme évolue, le degré d’exigence augmente et nos méthodes s’adaptent à ces nouveaux besoins avec des prélèvements bactériologiques systématiques chez certains clients, la transmission de ces prélèvements par les outils mobiles comme les tablettes numériques.

 

Realease Capital : La robotique est-elle une innovation déjà en place dans les sites industriels et les lieux publics ?

technologie de nettoyage industrielJean-Maxime Brodin : Depuis trois ans, cette technologie arrive sur le marché. Elle commence à être accessible mais les prix freinent encore les entreprises de propreté. Certains de mes confrères commencent à investir dans la robotique, notamment pour nettoyer les sols des locaux pendant la nuit ou pour laver des vitres sur des surfaces difficiles d’accès. Ces robots nous permettent de prendre moins de risques pour nos collaborateurs. L’idée est de relayer les tâches difficiles et physiques comme le balayage et le lavage aux robots pour que nos collaborateurs se focalisent sur des tâches plus précises et plus pointues, à forte valeur ajoutée. Aujourd’hui, les robots ne sont pas encore capables de détecter si une surface est propre ou sale, nous avons toujours besoin de l’humain, le seul à être en mesure d’affiner la prestation.

 

Realease Capital : Quelles sont les solutions financières auxquelles ont recours les professionnels du secteur du nettoyage industriel ?

Jean-Maxime Brodin : Pour l’instant, l’achat semble être privilégié notamment grâce au financement des banques. Les locations en full service avec la partie entretien qui est fourni sont également sollicitées. Au regard de l’attrait pour la technologie dans le secteur du nettoyage industriel et des réelles avancées en termes de robotique, il est probable que les solutions de financement de location soient un peu plus utilisées par les entreprises qu’elles ne le sont aujourd’hui, notamment pour l’équipement de robots.

 

Le secteur du nettoyage industriel est en pleine mutation. L’arrivée des outils digitaux et des innovations technologiques nécessite des investissements. Pour répondre aux attentes des clients toujours plus exigeants, Realease Capital propose des solutions de location financière attractives permettant aux acteurs de ce secteur de rester compétitifs sans toucher à leur trésorerie.