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Automatisation hospitalière : acheter ou louer ? Le choix qui redessine la logistique des soins

Avec la sortie début décembre du guide Achat de solutions d’automatisation– bien évaluer tous les enjeuxet les débats des Journées de l’Achat Logistique (JAL) du Resah, la question n’a jamais été aussi centrale pour les hôpitaux : faut-il acquérir ou louer les technologies qui structurent désormais la logistique et les organisations de soins ?

Transstockeurs capables de gérer des dizaines de milliers de références, robots mobiles autonomes (AMR) parcourant les couloirs, armoires sécurisées intelligentes, automates de préparation ou de dispensation : l’automatisation n’est plus expérimentale. Elle devient un pilier du fonctionnement hospitalier. Le guide du Resah souligne que le choix entre achat ou location financière n’est pas un simple arbitrage budgétaire. Il conditionne la capacité de l’établissement à maîtriser ses flux, maintenir ses équipements, absorber l’innovation et gérer le risque d’obsolescence.

Acheter : un choix qui stabilise les usages critiques

Dans les hôpitaux où la tâche automatisée est stable, répétitive et essentielle au continuum de soins, l’acquisition demeure une option solide.La pharmacie du CH Victor-Dupouy à Argenteuil l’a illustré avec un investissement de 700 000 euros dans un automate de coupe, d’ensachage et de cueillette pour sécuriser la dispensation nominative. L’objectif était clair : pérenniser un processus devenu central pour la sécurité médicamenteuse.

Acheter garantit une maîtrise totale du matériel et une visibilité financière à long terme. Mais ce choix suppose une vraie capacité interne à absorber les conséquences : gestion des pièces, suivi des mises à jour, organisation de la maintenance, anticipation de l’usure. De nombreux retours d’expérience évoqués dans le guide du Resah montrent que lorsque ces conditions ne sont pas réunies, la possession d’une machine peut rapidement devenir un fardeau.

Louer : l’agilité nécessaire face à l’évolution rapide des technologies

À mesure que les solutions d’automatisation gagnent en sophistication, la location financière apparaît comme une réponse à la fois pragmatique et protectrice. Les établissements y recourent lorsque les technologies évoluent rapidement, lorsqu’ils souhaitent tester plusieurs modèles de robots mobiles autonomes avant de s’engager, ou lorsqu’ils doivent absorber une hausse temporaire d’activité.

La location financière permet de transformer un investissement lourd en dépense prévisible, tout en intégrant la maintenance, les mises à niveau et le remplacement en cas d’indisponibilité. Pour des structures hospitalières dont les capacités d’investissement sont contraintes, ce modèle facilite l’entrée dans des projets complexes sans immobiliser de capitaux sur dix ans.

Cette approche séduit particulièrement les directions logistiques venues aux Journées de l’Achat Logistique (JAL) du Resah. Beaucoup ont observé qu’un projet d’automatisation était resté réalisable non pas grâce au prix facial de la machine, mais à la possibilité de lisser son coût dans le temps.

Le partenariat Resah – Realease capital : un signal fort pour le secteur

L’un des éléments structurants du marché est la montée en puissance de la location financière. Depuis plusieurs années, Realease capital, via sa filiale Realease medical, est titulaire d’un marché cadre du Resah dédié au financement locatif des établissements sanitaires et médico-sociaux. Cette collaboration place l’entreprise comme partenaire direct de la principale centrale d’achat hospitalière française, permettant aux hôpitaux, GHT, cliniques et EHPAD d’accéder à des solutions de location financière clés en main sans passer par une procédure spécifique.

Ce partenariat joue un rôle stratégique : il permet aux établissements d’intégrer l’automatisation, la robotisation, les équipements numériques ou biomédicaux sans immobiliser de capitaux importants, tout en bénéficiant d’offres intégrant la gestion du cycle de vie, la reprise des matériels et la possibilité d’actualiser les technologies au fil des innovations.

Autrement dit, la location financière (rendue opérationnelle grâce à cet accord) devient un moyen d’aligner le rythme d’investissement hospitalier sur la vitesse d’évolution du marché, là où l’achat classique fige les choix pour plusieurs années.

Une décision technique, mais surtout organisationnelle

Le guide insiste sur un point souvent sous-estimé : choisir entre acheter ou louer revient à choisir une manière de structurer l’organisation interne. L’automatisation modifie les flux, les responsabilités, l’architecture technique et parfois même les métiers. Des caristes deviennent conducteurs de robots ; des pharmaciens se déchargent de tâches répétitives pour se recentrer sur la sécurisation thérapeutique ; des équipes logistiques doivent intégrer de nouveaux niveaux de maintenance. Face à ces transformations, la question n’est plus “quel robot acheter ?” mais “quelle organisation veut-on mettre en place, et quel modèle de financement la rend possible ?”.

La liste des quinze questions proposées par le guide pour orienter la décision (criticité du processus, maturité de la technologie, capacité interne de maintenance, vitesse d’obsolescence, possibilité de mutualisation au niveau du GHT) montre bien que l’enjeu dépasse la simple équation financière.

Dans certains établissements hospitaliers, l’achat s’impose, car la technologie est stable et centrale. Dans d’autres, la location devient non seulement un facilitateur financier, mais un outil de gestion du risque, un moyen d’avancer progressivement ou de rester aligné avec des innovations qui évoluent tous les deux ans.

Les échanges des JAL confirment une tendance de fond : la réussite d’un projet d’automatisation dépend rarement du type précis de robot choisi. Elle repose bien davantage sur la manière dont l’établissement anticipe son financement, sa maintenance et sa future évolution.

À l’heure où la pression opérationnelle augmente et où les choix technologiques façonnent la qualité des soins, acheter ou louer n’est plus une décision accessoire. C’est un acte stratégique, engageant la durabilité de l’investissement, la fluidité des flux logistiques, la sécurité des processus et l’agilité future de l’établissement.

L’achat reste pertinent lorsque la technologie est mature et le besoin parfaitement défini. La location financière, portée notamment par le partenariat Resah Realease capital, ouvre une voie plus souple, compatible avec des évolutions rapides et des organisations en transformation. Entre ces deux modèles, chaque établissement hospitalier doit déterminer non seulement ce qu’il peut financer aujourd’hui, mais ce qu’il veut devenir demain.

Pour en savoir plus :

Guide du Resah
Journées de l’Achat Logistique (JAL)

Pour aller plus loin :

La location financière, un levier complémentaire pour accélérer la transformation numérique du secteur de la santé
Santé : Les technologies au service des soignants

Pour avoir toutes les informations sur nos solutions : Realease medical
Notre marché de financement RESAH n°2023-R100
Lire nos autres articles : Blog
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