Économie circulaire : la success story de l’industrie du recyclage

Économie circulaire : la success story de l’industrie du recyclage


Economie circulaire

Accroître le recyclage et tenir les objectifs européens, dont celui de 90 % de collecte des bouteilles en plastique en 2025, tel est l’objectif affiché du gouvernement français. Début juillet, le Conseil des ministres devra examiner le projet de loi sur l’économie circulaire. Un pas de plus vers la valorisation des déchets déjà amorcée depuis quelques années. Face aux incitations et aux réglementations politiques et citoyennes, le recyclage gagne du terrain dynamisant au passage un autre secteur : celui des équipements de recyclage garant de la transformation des déchets. Analyse d’un succès annoncé par Realease Capital, société de location d’actifs technologiques.

 

1ère raison :
Économie circulaire : La France est dans les starting blocks

EnvironmentLa France s’est fixée comme objectif de réduire de moitié le volume de déchets mis en décharge d’ici à 2025, ce qui implique notamment de recycler 100% des plastiques à cet horizon, Le taux de recyclage des déchets en France étant actuellement seulement de 21,3% (30% en Europe). Pour l’atteindre, la France a multiplié les contrats avec différents acteurs industriels pour accroître le recyclage des déchets sur son territoire.

En avril 2016, l’Union nationale des industries de carrières de matériaux de construction (Unicem), l’Union nationale des producteurs de granulats (UNPG) et le Syndicat du béton prêt à l’emploi (SNBPE) avaient signé avec l’État, l’un des premiers Engagement pour la croissante verte (ECV). Une démarche visant à améliorer la collecte, le recyclage et la valorisation des déchets inertes de la construction. Trois ans après, le pari a été gagné. En 2018, l’objectif fixé de 70 % de déchets inertes recyclés a été dépassé.

Fort de ce succès, les pouvoirs publics ont récidivé. En janvier dernier, le comité stratégique de la filière (CSF) et l’Etat se sont accordés sur six “projets structurants pour répondre aux principaux défis de la filière et à son développement : incorporation des matières recyclées, utilisation des CSR, éco-conception ou encore évolution des centres de tri, de nouvelles directives qui pourraient rapporter au marché des équipements de recyclage.

« La réincorporation de matières premières de recyclage dans les produits créait une demande pour les entreprises de recyclage, qui investissent dans des nouveaux équipements pour pouvoir répondre à la demande de leurs clients. La démarche est à la fois qualitative (respect du cahier des charges) et quantitative (réponse à la demande en termes de tonnages). Cela implique donc un meilleur sourcing des déchets en amont et un meilleur tri, donc des équipements nouveaux », observe la Federec.

 

Si grâce au développement de l’économie circulaire, l’industrie des ingénieries et équipements pour le recyclage en France et à l’étranger se porte globalement bien, la concurrence reste rude. « En ce qui concerne la qualité, les équipementiers français n’ont pratiquement rien à envier à leurs concurrents étrangers. Le noyau dur des 20 principaux d’entre eux est fortement exportateur. Par contre, si la filière française couvre à peu près l’essentiel du spectre en terme d’équipements de recyclage, les équipementiers tricolores ne fournissent que 20 à 25% des investissements réalisés.

Toutefois, il y a des domaines où l’on est très présents comme le compactage et d’autre beaucoup moins comme les cribles. De plus, comparativement à d’autres pays comme l’Allemagne, la filière est moins structurée », explique Arnaud Deblonde, Responsable Équipements et Équipementiers pour le recyclage, rattaché au pôle de compétitivité Team 2, une plate-forme d’innovation collaborative pour l’économie circulaire. L’ambition de Team 2, piloté par son Directeur Christian Traisnel, est plurielle : développer la recherche et les applications industrielles dans le domaine des technologies innovantes pour le recyclage de déchets et co-produits, pour la fabrication de nouveaux matériaux par ce recyclage et pour le traitement ultime de ces déchets. Pour cela, l’équipe Team 2 incite en priorité les équipementiers à travailler ensemble et à identifier les technologies compatibles aux nouvelles attentes politiques et citoyennes en termes d’économie circulaire.

 

2ème raison :
Économie circulaire : la relocalisation de certaines activités de recyclage est amorcée

Bouteille plastiqueD’après la dernière étude de Global Market, en 2017, les investissements réalisés dans du matériel pour le recyclage ont atteint 758 millions de dollars et pourraient atteindre les 1,2 milliard de dollars d’ici à 2025. Et le contexte asiatique devrait bénéficier à ce secteur. Après l’annonce de la Chine de fermer ses frontières à l’importation de déchets plastiques, c’est au tour de la Malaisie et des philippines de dire stop. Ils ont décidé de renvoyer des containers entiers refusant d’être « la décharge du monde entier ».

Résultats : les pays producteurs de déchets qui ne pourront plus sous-traiter là-bas le traitement et le recyclage devront s’adapter. « L’annonce de la Chine a envoyé un signal de relocalisation de certaines activités en Europe. Certains acteurs européens ont investi pour traiter des tonnages qui partaient auparavant en Chine », précise la Federec. Et cela n’est pas près de s’arrêter, le gouvernement français souhaitant que les déchets émis dans l’Union européenne soient recyclés sur place.

 

3ème raison :
Économie circulaire : les équipements sont de plus en plus performants

PoubelleCette demande croissante de revalorisation des déchets combinée à une exigence constante sur la qualité des produits sortants nécessite de nouvelles technologies de plus en plus performantes et avec de plus en plus de fonctionnalités. Selon la Federec, en 2017, 521 M€ d’investissements ont été réalisés (52% machines, 26% locaux, 14% véhicules, 8% autres).

Aujourd’hui, les équipements robotiques fleurissent dans les centres de tri. Installé dans les locaux du site de Véolia à Amiens, le robot Max AI, fabriqué par une société américaine, est capable de reconnaître certains types de déchets indésirables sur le tapis roulant d’une chaîne de tri et, avec un bras articulé, de les en écarter. « Les innovations numériques sur les équipements classiques sont notamment une avancée importante des dernières années », observe la Federec qui souligne que les équipements phares du recyclage demeurent néanmoins les mêmes : convoyeur, pelle, outil de grappinage, trommel, broyeur, cisaille, trieur optique (fort développement depuis 10 ans).

 

Pour Carlos de Llanos, directeur scientifique de Citeo, venu assisté en février dernier au premier forum « Solutions plastiques, quelles innovations pour le recyclage des deux côtés de l’Atlantique ? », « les procédés de préparation de la matière tels que le broyage, le tri ou le lavage vont devenir encore plus performants, mais cela ne suffit plus », expliquait-il. Dans cette perspective, le recours à des procédés de recyclage chimique – dépolymérisation, dissolution, purification, repolymérisation semblent inévitables, ouvrant encore plus le champ des perspectives, doivent devenir plus fréquents. « La feuille de route d’Économie Circulaire demande à ce que les industriels intègrent plus de matières recyclées dans les matières premières consommées », souligne Arnaud Deblonde. Une volonté politique qui nécessite d’améliorer la capacité et la qualité de tri de tous les flux (déchets industriels, déchets BTP, ordures ménagères…).

« Si on veut arriver à ce résultat, les équipementiers doivent identifier de nouvelles technologies plus performantes qui ont, par exemple, fait leurs preuves dans d’autres filières. Des machines connectées et innovantes », précise-t-il.  « Il s’agit là d’un des objectifs du Club des Équipementiers Français du Recyclage que nous avons lancé officiellement au salon Pollutec 2018 », ajoute le responsable Équipements et Équipementiers.

 

4ème raison :
Économie circulaire : le recyclage est avantageux

EconomieRecycler permet de réduire sa consommation d’eau et d’énergie et l’émission CO2. Selon l’ADEME, le procédé permet d’éviter chaque année en France l’équivalent de 20 millions de tonnes C02. Il constitue une vraie réponse face à la production industrielle. S’impliquer dans l’économie circulaire quand on est une entreprise permet de soigner son image et de s’inscrire dans une démarche qualité indispensable pour rester concurrentiel.

La valorisation des déchets concerne de nombreux secteurs d’activités et toutes les entreprises ont à y gagner. Pour avoir accès à des équipements de recyclage innovants et rester dans la course, Realease Capital propose une solution avantageuse : la location qui permet de préserver la trésorerie tout en adaptant son parc aux évolutions technologiques. Une option clé en main qui propose également de nombreux services associés comme les frais de maintenance.

 

Pour en savoir plus :
Realease Capital
Team 2
Federec