Longtemps cantonnée à la téléphonie d’entreprise, la gestion des flottes mobiles est devenue un enjeu stratégique pour les Directions des Systèmes d’Information (DSI). Multiplication des équipements, cybersécurité, exigences environnementales, expérience collaborateur… Les DSI doivent désormais gérer un nombre croissant de terminaux tout au long de leur cycle de vie, du déploiement jusqu’à leur reconditionnement.
Vérité n°1 : Les équipements mobiles sont désormais au cœur du système d’information

Il y a encore quelques années, la gestion des téléphones professionnels relevait principalement des opérateurs télécoms ou des services généraux. Les smartphones étaient le plus souvent fournis avec un abonnement mobile et considérés avant tout comme des outils de communication, sans relever directement du périmètre des DSI.
La généralisation du travail hybride et la digitalisation des entreprises ont profondément changé la donne. Pour de nombreux collaborateurs, le smartphone est devenu un véritable outil de travail, donnant accès aux applications métiers, aux outils collaboratifs et aux données de l’entreprise. Il constitue désormais un point d’entrée sensible du système d’information et, comme le rappelle l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) dans son Panorama de la cybermenace 2025, une cible privilégiée des cyberattaques.
« Pour de nombreux collaborateurs, le smartphone est devenu leur principal outil de travail. Il est donc naturellement entré dans le périmètre des DSI, parce qu’il représente un enjeu de sécurité et de gestion des applications métiers. En revanche, les équipes informatiques n’ont pas récupéré de ressources supplémentaires pour absorber cette nouvelle responsabilité », observe Donald Faudot, Directeur commercial au sein de Realease capital, société de location financière d’actifs technologiques.
Ce basculement intervient alors que les DSI doivent déjà faire face à une multiplication de leurs missions : intelligence artificielle, cybersécurité, gouvernance des données, modernisation des infrastructures ou accompagnement des métiers. À cette pression s’ajoute une autre évolution : le parc d’équipements s’est considérablement étoffé. Un collaborateur utilise désormais plusieurs terminaux selon ses besoins — smartphone, ordinateur portable, tablette ou terminal durci — ce qui accroît mécaniquement le volume d’équipements à administrer et les incidents qui les accompagnent.
Vérité n°2 : Le véritable défi se cache dans l’accumulation des petites tâches

Smartphone cassé, tablette volée, batterie défectueuse, appareil à remplacer, nouveau collaborateur à équiper… Pris séparément, chacun de ces événements paraît anodin. C’est leur accumulation qui finit par peser sur le quotidien des équipes informatiques. Comme l’explique Donald Faudot : « Le principal problème n’est pas un incident isolé. Ce sont des dizaines de petites interventions qui, prises séparément, paraissent anodines. Mais mises bout à bout, elles deviennent de véritables freins invisibles et mobilisent une part importante du temps des équipes IT. »
À ces interventions s’ajoutent toutes les opérations liées aux mouvements des collaborateurs : préparer et configurer les équipements des nouveaux arrivants, puis les récupérer, effacer les données et les réaffecter ou les reconditionner lorsqu’ils quittent l’entreprise. Des tâches qui nécessitent la coordination de plusieurs services et un suivi rigoureux.
« L’arrivée comme le départ d’un collaborateur restent des points de friction dans de nombreuses organisations. Ces processus impliquent plusieurs services, génèrent de nombreux échanges et créent des difficultés de suivi, de sécurité et, au final, de satisfaction utilisateur », précise le directeur commercial de Realease capital.
Au-delà de leur dimension organisationnelle, ces opérations ont un impact direct sur l’expérience collaborateur. Un équipement indisponible, une panne qui s’éternise ou un smartphone livré avec retard peuvent rapidement entraîner une perte de productivité.
Vérité n°3 : Les exigences environnementales changent elles aussi la donne

À cette pression opérationnelle s’ajoute désormais une nouvelle exigence : intégrer les enjeux environnementaux dans la gestion des équipements. Avec la directive européenne Corporate Sustainability Reporting Directive CSRD les entreprises sont davantage incitées à mesurer leur performance extra-financière. Même si le paquet européen « Omnibus » a allégé certaines obligations, l’allongement de la durée de vie des terminaux et le développement du réemploi s’imposent progressivement comme de nouvelles références. L’ADEME rappelle d’ailleurs que l’essentiel de l’empreinte environnementale d’un équipement numérique est lié à sa fabrication : prolonger son utilisation constitue donc l’un des leviers les plus efficaces pour en réduire l’impact.
Pour les DSI, le défi est double : elles doivent gérer davantage d’équipements et davantage d’incidents, sans disposer de ressources supplémentaires, tout en répondant à des exigences croissantes en matière de durabilité.Pour Donald Faudot, il s’agit d’« un véritable casse-tête » : « Les DSI doivent gérer davantage d’équipements et davantage d’incidents, sans disposer de moyens supplémentaires. Dans le même temps, elles doivent prolonger la durée de vie des terminaux pour répondre aux nouvelles exigences environnementales. »
Cette évolution remet en question le renouvellement systématique des équipements. « Beaucoup d’entreprises remplacent encore leurs smartphones sans les réparer. Pourtant, ces équipements conservent une réelle valeur sur le marché de l’occasion. Ne pas gérer leur réparabilité représente à la fois un manque à gagner économique et un non-sens environnemental », souligne-t-il.
La gestion des flottes mobiles couvre ainsi l’ensemble du parcours des terminaux, de leur mise en service jusqu’à leur réemploi ou leur reconditionnement, en intégrant la maintenance et l’effacement sécurisé des données.
Vérité n°4 : Le cycle de vie des équipements devient un nouveau levier de performance

Parallèlement, le marché des télécoms connaît lui aussi une profonde évolution. Pendant longtemps, les entreprises se fournissaient en smartphones auprès des opérateurs, dans le cadre d’offres associant terminaux et abonnements. Ce modèle laisse progressivement place à une dissociation entre les lignes mobiles et les équipements.
Les entreprises peuvent désormais négocier séparément leurs abonnements télécoms et la gestion de leur flotte. Une évolution qui leur permet de mettre les opérateurs en concurrence sur les seules lignes mobiles, plutôt que sur un package associant abonnements et terminaux, tout en choisissant indépendamment le prestataire chargé du financement et du pilotage de leurs équipements.
Selon Donald Faudot : « Les offres se sont progressivement spécialisées. Les opérateurs restent centrés sur les lignes télécoms, tandis qu’un véritable besoin émerge autour des terminaux et de leur cycle de vie. C’est précisément cet espace que nous cherchons à couvrir. »
C’est dans cette logique que s’inscrit l’offre développée par Realease capital, qui associe location financière et gestion de flotte mobile. Proposée selon un modèle « as a service », elle couvre l’ensemble du cycle de vie des équipements : accompagnement au déploiement grâce à une chefferie de projet dédiée, maintenance avec prise en charge des pannes, casses et vols, gestion des mouvements de collaborateurs, plateforme de pilotage, reprise, reconditionnement et effacement sécurisé des données. Au-delà des services proposés, l’objectif est avant tout de libérer les équipes IT des tâches les plus opérationnelles afin qu’elles puissent se consacrer à des missions à plus forte valeur ajoutée.« Les DSI ont aujourd’hui d’autres priorités. Consacrer du temps à la réparation des smartphones ou à leur logistique les détourne de sujets stratégiques comme la cybersécurité, l’intelligence artificielle ou les infrastructures », assure le Directeur commercial de Realease capital.
Perçue auparavant comme un sujet logistique, la gestion des flottes mobiles accompagne désormais la transformation du rôle des DSI. En confiant les tâches les plus opérationnelles à des acteurs spécialisés, elles peuvent recentrer leurs équipes sur les projets qui créent le plus de valeur pour l’entreprise. La flotte mobile n’est plus un simple poste de dépenses : elle devient un levier de performance, de sécurité et de durabilité.
Pour en savoir plus :
Realease capital
Device as a service by Realease capital
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